Le Credo

Le Credo

Le mot Credo vient du latin, langue liturgique de l’Église catholique, et veut dire simplement ‘je crois’.

Il s’agit du premier mot de quelques textes rédigés durant les premiers siècles du christianisme, textes qui cherchaient à résumer la foi des chrétiens en quelques phrases lapidaires. À la question ‘que croient les chrétiens?’, le Credo présente une première succinte et mémorable.

 

Trois versions du Credo servent dans la liturgie catholique.

 

I.  Le Credo baptismal est peut-être la version la plus ancienne de la profession de foi chrétienne. Il ne consiste pas en un texte à réciter, mais à une série de trois questions concernant les trois personnes de la Trinité. Le croyant est invité à répondre à ces questions en disant ‘je crois’. Comme l’indique son nom, c’est le Credo qui sert durant la célébration du baptême et dans tout rituel où l’on évoque le baptême (ex. : la célébration de la confirmation, la messe de la Vigile de Pâques).

 

II. Le Symbole des apôtres, texte très ancien, présente cette même foi non plus en forme de dialogue, mais en forme d’une série d’articles à proclamer. Nous ne savons pas qui l’a rédigé, mais ce ne sont certainement pas les douze apôtres de Jésus, comme son titre semble l’indiquer. On l’a peut-être appelé ‘des apôtres’ parce qu’il contient le même nombre d’articles de foi : douze. C’est la version que beaucoup de catholiques ont appris par cœur, la version qu’on récite habituellement aux messes du dimanche au Canada.

 

III. Enfin, le Symbole de Nicée-Constantinople est le fruit de rencontres importantes d’évêques qu’on appelle des conciles. Deux conciles tenus au Moyen-Orient aux troisièmes et quatrième siècles ap. J-C. (un à Nicée et l’autre à Constantinople, aujourd’hui Istanboule) ont permis aux évêques de trancher certaines controverses au sujet de la relation entre Jésus de Nazareth et la divinité qu’il nommait parfois Père, parfois Esprit. Ce texte présente de façon lapidaire le cœur de la foi chrétienne en un Dieu trinitaire : un seul Dieu en trois personnes divines, le Père, le Fils et l’Esprit. On y affirme également que le Fils s’est fait homme en Jésus de Nazareth, qu’il a subi la mort pour le salut du genre humain, qu’il est ressuscité et qu’il est toujours vivant auprès du Père. Quelques articles affirment la foi en l’Église et dans la destinée ultime des êtres humains. Truffé d’expressions théologiques assez denses, il est souvent récité aux messes plus solennelles de l’année.

 

Pour approfondir le contenu de ces professions de foi, on peut consulter les numéros 33 à 217 du Compendium du Catéchisme de l’Église catholique.