L’islam

 



L’Islam

En chiffres absolus, l’Islam est la deuxième religion mondiale, après le christianisme. C’est aussi la religion qui grandit le plus rapidement. Bien établie au Moyen-Orient, au nord de l’Afrique, au Pakistan et en Indonésie, elle était relativement inconnue dans les pays occidentaux jusqu’à récemment. L’arrivée d’immigrants musulmans chez nous soulève des questions de convivence et d’accommodements raisonnables. L’ignorance de cette religion et des cultures de ses adhérents peut parfois donner lieu à des incompréhensions, des préjugés ou des pratiques discriminatoires.

Pour les catholiques, la relation avec l’Islam est teintée de vieux conflits et de doctrines mal comprises telles «Hors de l’Église, point de salut». Commençant avec le Concile Vatican II (1962-1965), l’attitude officielle de l’Église à l’égard des musulmans a beaucoup évolué. La condamnation a été remplacée par le dialogue, tant aux niveaux international et national que local.

Alors que nous rencontrons et apprenons à connaître nos voisins musulmans, il nous incombe de mieux comprendre cette religion afin de nous engager personnellement dans le dialogue, seule voie de fraternité et de paix.

 

L’Église regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu un, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s’ils sont cachés, comme s’est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi islamique se réfère volontiers. Bien qu’ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le vénèrent comme prophète?; ils honorent sa mère virginale, Marie, et parfois même l’invoquent avec piété. De plus, ils attendent le jour du jugement, où Dieu rétribuera tous les hommes ressuscités. Aussi ont-ils en estime la vie morale et rendent-ils un culte à Dieu, surtout par la prière, l’aumône et le jeûne.

Si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s’efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu’à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté.

(Vatican II, Nostra Aetate, no 3)