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2e dimanche de l’Avent

Publié le : 2016-12-02 a 10h00 | Catégorie : Actualité, Paroisse

SE LAISSER TRANSFORMER DE L’INTÉRIEUR

S’il est un être qui s’est tenu debout en plein soleil, c’est bien Jean le Baptiste comme on l’appelait. Il était dérangeant pour ceux qui l’entendaient crier ses exhortations à la conversion. Une conversion pressante, qui ne pouvait plus attendre, puisque le Royaume de Dieu était tout proche. Qu’il ne suffisait pas de se dire de la descendance d’Abraham. Car celui qu’il annonce baptisera dans l’Esprit et le feu, ce qui inévitablement demandera une transformation plus radicale. Il ne jugera selon les ancêtres et le passé, mais par ce qui habite le cœur des personnes.

Cet appel à se laisser profondément transformer est toujours aussi urgent aujourd’hui, sinon plus. Nous sommes un peu comme le peuple d’Israël qui oubliait les bienfaits de Dieu dans leur traversée du désert. Il nous arrive de nous installer confortablement dans la certitude que nous sommes sauvés par la mort-résurrection du Christ. Que l’amour de Dieu est plus grand que toutes nos fautes et que nous serons accueillis par lui si nous revenons à lui de tout notre cœur. Mais restons des veilleurs, toujours. Car la radicalité de Jean-Baptiste annonçait celle de Jésus dans son engagement envers son Père et dans celle qu’il attend de nous.

Oui, Dieu sera toujours là pour nous accueillir, quels que soient nos faux pas, nos manques d’amour, et même notre éloignement parfois. Comme le Père de l’enfant prodigue, il se mettra à courir à notre rencontre dès que nous nous tournerons vers lui. Son amour n’a pas de limites. Alors, pourquoi se laisser transformer de l’intérieur? Pourquoi se convertir sans cesse? Pour faire le bien, pour être capable de voir au-delà des apparences comme Jésus le faisait et pour aimer comme il aimait. Parce que la mission de Jésus est maintenant entre nos mains, nos pieds, nos cœurs.

Si nous le faisons, cela nous transformera. Nous serons habités par ce qui ressemblera au feu qui habitait Jean dans son désert. Et en ressentant ce feu qui l’habitait, peut-être voudrons-nous de plus en plus ressembler à ce Messie qu’il annonçait sur le bord du Jourdain. Je crois que c’est ainsi que nous pourrons rencontrer de plus en plus intimement le Dieu d’amour présenté par Jésus.

                                                                              Bon temps de l’Avent,

                                                                                                                            

Suzie Arsenault

Adjointe à la coordination pastorale

arsenaults@diocesegatineau.org