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Ascension du Seigneur

Publié le : 2017-05-26 a 00h00 | Catégorie : Diocèse

LA FÊTE D’UN COMMENCEMENT

                Nous parlons souvent de la Pentecôte comme le début de l’Église. L’Esprit saint vient sur les disciples, l’annonce de la Bonne Nouvelle peut maintenant commencer et s’adresser à tous. Mais tout commencement prend racine dans un temps précis. Et ce temps, pour les apôtres, c’est quand Jésus quitte le monde pour aller vers son Père. Sa mission sur terre accomplie, vainqueur de la mort, il peut laisser ses disciples prendre la relève. C’est à leur tour d’aller sur les routes pour aller partager cette nouvelle extraordinaire, Christ est mort et ressuscité et Dieu se fait proche de ses enfants.

                L’Ascension c’est le prélude à la Pentecôte. Avec eux, sur les routes de Galilée, Jésus a parlé du Père d’une façon nouvelle. Un Dieu qui aime ses enfants d’un amour indéfectible. Au fil de ces trois années passées avec lui, ses paroles ont pris racine en eux et ils ont cru qu’il était l’Envoyé du Père. Le Christ peut partir, ils ne pourront plus retenir leur témoignage. Ce sont eux qui iront sur les routes maintenant. L’Esprit qu’ils recevront les guidera.

                Le temps des témoins s’amorce à ce moment-là, et ce temps, c’est aussi le nôtre. Comme baptisés, nous avons à suivre l’exemple des premiers disciples qui eux-mêmes, ont suivi celui de Jésus. Cette Bonne Nouvelle, nous n’en avons pas l’exclusivité. Elle est pour toutes les femmes et tous les hommes de notre terre. Nous avons à incarner pour eux, le visage de ce Dieu d’amour, de ce Fils qui par amour a donné sa vie. Garder cette Bonne Nouvelle pour nous-mêmes lui ferait perdre toute sa saveur et sa vitalité. Ce n’est qu’en la partageant qu’elle viendra nous transformer, nous régénérer, faisant grandir la joie et l’Action de grâce en nos âmes. Les disciples ont pu reconnaître cette vérité. Nous avons peut-être à la redécouvrir.

                Nous avons à faire de ce monde qui est le nôtre, un monde où la justice a ses droits. Un monde où l’exclusion n’est plus la norme. Un monde où chacun peut trouver sa place et vivre en paix. Un monde où l’amour de Dieu peut se transmettre par un regard compatissant, une main  tendue pour relever, un mot pour consoler et des rires pour que la joie soit toujours présente au cœur de toute vie.

                Je l’ai déjà écrit. La mission n’est pas facile. Il faut sortir de soi-même pour avancer vers les autres, vers l’inconnu. Il faut s’oublier pour mieux se retrouver dans le regard de l’autre. Se mettre en route, c’est marcher en ayant déjà au cœur la joie des nouvelles pousses de vie qui nous attendent au détour de chaque route que nous prendrons.

                                                   Alors, on commence à marcher?

 Suzie Arsenault

Adjointe à la Coordination pastorale