Retour
Previous Next

Cette semaine sera sainte

Publié le : 2017-04-05 a 00h00 | Catégorie : Diocèse

Cette semaine sera sainte

                Nous entrons dans la semaine sainte avec le dimanche des Rameaux et de la Passion. Et c’est bien une invitation à entrer au cœur du mystère chrétien, celui de la mort et de la résurrection de Jésus Christ. Cela demande une réponse de notre part. Sommes-nous prêts à suivre la route qui s’ouvre devant nous au début de cette semaine à nulle autre pareille en Église?

                Les derniers jours de Jésus, c’est plus qu’une simple chronique. Au cœur de tous ces évènements, c’est un enseignement qu’il donne à ses amis et aux témoins qu’il rencontrera. Ce n’est pas banal. C’est à la fois une expérience troublante de la souffrance qui trouve écho dans nos propres souffrances et l’exemple d’un engagement qui est profondément enraciné dans ce lien indéfectible qu’il a avec le Père.

                Je crois que c’est avec le Christ que nous devons marcher durant cette sainte semaine. Pour que sa force nous soutienne, que ses souffrances viennent relever les nôtres et que sa résurrection nous redonne l’élan de vrais ressuscités parfaitement connectés à ce Dieu venu habiter chez nous. Jésus est venu marcher sur nos routes, il est venu marcher cette terre et a appris à la connaître à travers ses contemporains. Rempli de l’amour de son Père, il en a été le héraut et a touché le cœur des gens qui l’approchaient. Des témoins se sont levés et d’autres se lèvent encore aujourd’hui.

                Pourquoi ne pas simplement aller à la célébration de Pâques, me direz-vous? Là où il y a de la joie, des rires, des Alléluias? Avons-nous vraiment besoin de refaire ce pèlerinage annuel de la Cène, à la mort sur la croix? Nous le connaissons le dernier chemin de Jésus. Le Christ est ressuscité, fêtons-le! Mais il y a une raison bien simple qui justifie cette invitation à vivre et célébrer tout ce qu’il a vécu. La résurrection ne pourrait exister sans la croix.

                Il y a quelque chose à reconnaître dans ce que le Christ a vécu. Il n’a pas été seul pendant cette expérience douloureuse. Il existait entre lui et le Père un lien plus fort que tout, et ce dès le début de sa vie. C’est ce lien d’amour mutuel qui l’a poussé à la mission, qui l’a accompagné dans ces derniers jours à Jérusalem. Un amour qui lui a permis de traverser ce que peu de personnes auraient pu. Même au plus profond de la souffrance, cet amour vivait en lui.

C’est ce que nous avons à reconnaître au cœur des célébrations de tout le Triduum pascal. Ce lien profondément amoureux, Dieu nous l’offre chaque jour de nos vies. Il est présent au cœur de nos souffrances, au cœur de nos doutes, au cœur de nos joies. Son amour nous relèvera toujours, comme il l’a fait pour son Fils.

                                               Bonne route au cœur de l’amour de Dieu. Bonne semaine sainte,

 

Suzie Arsenault

Adjointe à la coordination pastorale