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La foi ouvre les yeux

Publié le : 2017-03-24 a 09h00 | Catégorie : Diocèse

LA FOI OUVRE LES YEUX

 La vue est un sens important. Quand il y a un danger de la perdre, nous avons le réflexe de regarder les gens, les choses avec plus d’attention, de nous attarder aux détails, aux couleurs. Il n’y a plus rien de banal. Alors, imaginons un moment comment l’aveugle-né guéri par Jésus s'est senti. Son monde était constitué de sons, de toucher dans les ténèbres. Il pouvait sentir la chaleur du soleil sur sa peau, mais ne voyait pas sa lumière créer des ombrages. Et puis, un jour Jésus, le voyant, le guérit de sa cécité. Tout son monde change, il ouvre les yeux sur la multitude de couleurs qui peuple le monde qui l’entoure. Il est un voyant. Quand il revoit Jésus, il est devenu un croyant.

 Nous sommes parfois aveugles. Notre regard se pose sur les choses de façon automatique, sans s’arrêter. Notre regard passe par-dessus les personnes sans les voir vraiment. Nous regardons avec un regard aveugle. Il en est de même avec la foi quand nous tombons dans le piège du confort. Alors que notre foi devrait nous inciter à toujours nous laisser bousculer par ce qui se passe autour de nous, par les signes que l’Esprit met sur nos chemins. Le regard de Jésus en était un qui plongeait au cœur même de la personne et qui y laissait une marque. Noël Colombier a écrit une chanson sur le regard de Jésus. Il en parle comme des yeux pleins d’amitié et de bonté, un regard comme une eau fraîche, qui chamboule et des yeux qui prient.

Qu’est-ce que nos yeux disent aux personnes sur lesquelles ils se posent ? Sont-ils comme le regard de Jésus qui vient toucher les cœurs, relever et changer les personnes? Peut-être que parfois nous sommes endormis dans nos habitudes et que nous ne voyons plus. Prenons le temps de nous rappeler un regard qui nous a fait du bien, un regard qui a réchauffé notre cœur. C’était bon, n’est-ce pas? Alors, ne laissons pas notre foi devenir une habitude, car elle finira par perdre de la saveur, gardant nos yeux aveugles et asséchant notre cœur. Être croyant, c’est rester vigilant chaque jour pour discerner les appels à témoigner de l’Évangile par des paroles, des gestes bienveillants pour ceux et celles que nous rencontrons. Ne soyons pas des aveugles de cœur.

Ouvrons vraiment nos yeux et notre cœur s’ouvrira,

 

Suzie Arsenault

Adjointe à la coordination pastorale