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Le 4e dimanche de Pâques

Publié le : 2017-05-04 a 00h00 | Catégorie : Diocèse

LE RESSUSCITÉ, BON PASTEUR ET PORTE

                Depuis plusieurs années, le 4e dimanche de Pâques est aussi le dimanche mondial de prière pour les vocations. Et l’image du bon berger, du bon pasteur est toujours évoquée. Ce berger qui connaît ses brebis et qui peut les distinguer de celles qui appartiennent à un autre troupeau. Un berger qui aime chacune d’elles, et qui court chercher celle qui est perdue. Nous sommes invités en ce dimanche, à prier pour les vocations. Je dirais qu’il faut aussi être capable d’appeler. Être des communautés conscientes de leur rôle pour faire naître les vocations dont elles ont besoin. Comprendre que chacun, chacune de nous à une part de responsabilité, un rôle à jouer pour que naissent les ministres et ministères qui participeront avec nous à la mission.

                En ce sens, j’aime bien l’image qui nous est présentée de Jésus comme la Porte dans l’Évangile. Une porte peut être fermée, nous protégeant du froid l’hiver ou de la chaleur l’été. Nous pouvons fermer la porte pour cacher le fouillis de nos maisons, pour ne pas en laisser trop voir aux autres. Chaleur, protection, barrière contre l’extérieur. Elle peut aussi être ouverte, laissant passer les personnes, l’air, le soleil. Permettant à la vie du monde de nous toucher, de venir à notre rencontre. Ouverte sur le monde qui nous invite à aller découvrir ce qui est de l’autre côté. Ouverte pour faciliter les rencontres avec ceux qui habitent près de nous, mais surtout, pour nous permettre de sortir au grand soleil et découvrir que le Christ est là, parmi tout ce monde qui chercher le bonheur. Et surtout, que nous avons à y être présents avec lui.

                L’Église du Québec veut s’engager dans un tournant missionnaire. Aller là où la misère et l’injustice font des ravages. Être des visages rayonnants de l’amour du Père pour tous ses enfants, même pour ceux qui ne le connaissent pas. Surtout pour eux. Nous avons besoin d’hommes et de femmes  qui répondent à une vocation plus particulière. Mais il faut qu’il y ait déjà des croyants et des croyantes qui franchissent les portes ouvertes sur le monde d’aujourd’hui, pour témoigner en paroles et en actes de cette foi qui les fait vivre. Alors le terreau sera plus fertile et les fruits plus nombreux.

                N’oublions pas que la mission de l’Église dépend de l’engagement de tous ses membres. Notre baptême fait de nous des prêtres, prophètes et rois. Nous sommes responsables de la vie de l’Église ensemble, qu’on soit ministres ou non. Le Bon Berger nous invite à marcher à sa suite et à le suivre sur les routes monde. Qu’attendons-nous?

 

Suzie Arsenault

Adjointe à la coordination pastorale