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Réflexion pour le 3e dimanche de l’Avent

Publié le : 2016-12-09 a 00h00 | Catégorie : Actualité, Paroisse

    OUVRONS LES YEUX

 Suis-je la seule qui s’est fait dire souvent dans sa vie : « Ouvre-toi donc les yeux, c’est juste là, sous ton nez! »     

Suis-je la seule qui s’est fait dire souvent dans sa vie : « Ouvre-toi donc les yeux, c’est juste là, sous ton nez! » Je ne crois pas. Nous avons parfois tendance à ne pas voir ce qui est juste devant nous. À chercher en oubliant de regarder, en survolant les choses. Peut-être avons-nous la tête pleine de préoccupations, d’insécurités, de choses à planifier pour les rencontres prévues dans le temps de Noël. Le passé, le futur nous empêche de prendre le temps de contempler ce que nous sommes en train de vivre maintenant, aujourd’hui.

Il faut de la patience pour arriver à prendre le temps d’ouvrir les yeux sur quelque chose qui ne fait souvent que se laisser deviner à travers des signes subtils, dans des lieux où nous ne posons pas notre regard. C’est à prendre patience que la Parole nous invite aujourd’hui. Paul nous parle de la patience du cultivateur qui attend la récolte des fruits de la terre. Être comme des cultivateurs qui observent ce qui naît de la vie autour de nous, à travers les personnes que nous rencontrons. Prendre soin de ceux qui ont besoin de soutien pour grandir et faire fructifier leurs dons. Il faut tellement de patience pour marcher au même rythme que celui ou celle qui va plus lentement. Mais c’est ce qu’il est important de faire. Arrêter notre course effrénée pour battre le temps qui nous file entre les doigts. Si nous ne le faisons pas, nous allons oublier d’ouvrir les yeux pour voir les signes de la présence du Messie et de la venue du Royaume de Dieu dans notre monde.

Il est beaucoup question de joie dans les textes de ce dimanche que l’on nomme celui de la Joie. Il n’est pas seulement important d’être patient, il faut aussi ouvrir les yeux pour contempler les moments de joie qui nous sont donnés. Les vivre au présent, s’en réjouir sans craindre qu’ils ne durent pas assez longtemps. Car chaque moment de joie bien vécu, chaque image que nous aurons contemplée avec un émerveillement rempli d’Action de grâce, pourra nous soutenir et nous garder joyeux même au cœur des difficultés. Soyons des modèles d’endurance et de patience dans la joie du Ressuscité. Ainsi, nous serons capables de voir la présence du Christ autour de nous, de l’accueillir dans nos vies et d’en témoigner avec des cœurs profondément animés par sa joie.

                            Je vous souhaite la joie des fils et filles bien-aimés de Dieu,

                                                                                                  

                                                                                                                            

Suzie Arsenault

Adjointe à la coordination pastorale

arsenaults@diocesegatineau.org