Retour
Previous Next

Réflexion pour le 4e dimanche de l'Avent

Publié le : 2016-12-16 a 00h00 | Catégorie : Actualité, Paroisse

CELUI QUE L’ON ATTEND

            Cher Joseph qui ne voulant pas causer trop de tracas à Marie et à sa famille, décide de  la renvoyer discrètement, sans faire trop de tapage. Il était un homme de son temps, mais il voulait être plus doux que ses contemporains. Il faut bien comprendre qu’une fiancée enceinte avant le mariage et d’un autre homme que lui, ce n’était pas acceptable. Il était aussi un homme qui allait à la synagogue et qui entendait depuis des années la Parole qui y était proclamée.

            Cette Parole parlait d’un messie qui viendrait libérer Israël et qui rétablirait le grand royaume qu’avait été celui des israélites. Alors, quand l’ange du Seigneur lui est apparu dans un songe en lui expliquant qui était cet enfant que Marie portait. Et comment les prophètes avaient parlé de lui. Son cœur était déjà le terreau parfait pour recevoir ses paroles. C’était la bonne terre dont parlera Jésus dans la parabole du Semeur. Une terre si bien préparée qu’il ne reste qu’à y planter le grain. C’est que ce l’ange à fait et Joseph a accepté dans la foi ce qui lui était demandé. Avec une confiance et un engagement absolus.

            Ma question maintenant c’est, sommes-nous encore en train d’attendre la venue du Christ? Comme des personnes ouvrant les yeux sur ce qui nous entoure pour sentir, entendre, goûter sa présence. Oui, nous l’attendons dans sa gloire éternelle à la fin des temps. Mais il est déjà présent aujourd’hui sur nos chemins. Je ne sais pas si vous avez attendu longtemps dans votre vie. Probablement que oui. Vous rappelez-vous les sentiments qui vous habitaient pendant l’attente? L’impatience, la nervosité, une sensation physique qui devient vite un malaise grandissant.

            Et puis nous vérifions l’heure, nous repassons la conversation au sujet du rendez-vous ou de l’entente et nous guettons l’arrivée de la personne. Nos sens deviennent tout affûtés pour ne pas manquer l'arrivée. Et quand cela se produit, c’est la reconnaissance, le sentiment que maintenant nous vivons le moment tant attendu.

            Il est bon que nous soyons toujours dans l’attente du fils de Marie. C’est la seule façon de garder grands ouverts nos yeux, nos oreilles, mais surtout nos cœurs, pour ne pas rater les signes qui nous sont donnés aujourd'hui.

            Comme Joseph, soyons des veilleurs prêts à répondre au moindre signe qui nous sera donné.

 

Suzie Arsenault

Adjointe à la coordination pastorale

arsenaults@diocesegatineau.org